AL HAYAT - Le chef de l'ONU lance à New York un dernier appel à l'action climatique avant son départ

Riyadh -

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Le chef de l'ONU lance à New York un dernier appel à l'action climatique avant son départ
Le chef de l'ONU lance à New York un dernier appel à l'action climatique avant son départ / Photo: ANGELA WEISS - AFP

Le chef de l'ONU lance à New York un dernier appel à l'action climatique avant son départ

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a ouvert mercredi son dernier sommet consacré au climat à New York en exhortant les pays à adopter des plans concrets et fermes de sortie des énergies fossiles, et en saluant l'essor des énergies renouvelables "qui ne peut être arrêté".

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Alors que le monde vient de connaître son mois d'août le plus chaud jamais enregistré, il avait mené mardi la charge contre les géants pétroliers en les accusant d'avoir longtemps considéré "l'atmosphère comme une décharge à ciel ouvert".

Tout en lançant un nouvel appel à l'action mercredi, Antonio Guterres a voulu délivrer un message d'espoir.

"Les énergies renouvelables constituent presque partout la source la moins chère, la plus rapide et la plus sûre pour produire de nouvelles capacités électriques", a-t-il souligné.

Et de lancer: "l'énergie propre est passée du statut d'alternative à celle de force qu'on ne peut arrêter".

Lui qui a tenté tout au long de ses mandats de mobiliser la communauté internationale au sujet de l'urgence climatique, Antonio Guterres a exhorté une nouvelle fois les Etats à relever leurs objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre et à publier des plans concrets pour abandonner les combustibles fossiles.

"Nous sommes la première génération à disposer des outils nécessaires pour mettre fin à l'ère des énergies fossiles, et la dernière à pouvoir éviter une catastrophe climatique", a-t-il insisté en conclusion.

- Evénements météorologiques extrêmes -

L'appel du secrétaire général, qui quittera ses fonctions fin décembre, à des engagements forts a été renforcé par l'adoption quelques heures plus tôt par l'Allemagne, première puissance économique européenne, d'une feuille de route en ce sens.

Cela intervient aussi après un été au cours duquel les effets du changement climatique se sont intensifiés à travers le globe, entre canicules records, incendies ravageurs, crues meurtrières et fontes accélérées des glaciers. Autant de phénomènes météorologiques extrêmes que pourrait aggraver le phénomène climatique El Niño en cours, dont l'intensité s'annonce record.

Après le discours d'Antonio Guterres, le président turc Recep Tayyip Erdogan et le Premier ministre australien Anthony Albanese devaient s'exprimer en tant que co-organisateurs de la prochaine conférence des Nations unies sur le climat.

Si la Turquie présidera et accueillera en novembre la COP31 à Antalya, c'est l'Australie qui est chargée de mener les pourparlers, en vertu d'un compromis politique inédit.

Le sommet de mercredi, qui doit durer trois heures, doit être l'occasion d'appels à verdir les économies, à mieux financer la transition des pays en développement et à renforcer la résilience des sociétés face à un monde toujours plus chaud.

- Contradictions -

L'un des points majeurs porte sur l'électrification.

La Turquie promet ainsi d'augmenter la part d'électricité dans sa consommation globale d'énergie à 35% en 2035 mais, point crucial, ne précise pas si cette production supplémentaire sera fournie par des énergies décarbonées.

L'autre pays organisateur de la COP31 de novembre est aussi sous le feu des projecteurs.

Si le Premier ministre australien Anthony Albanese a vanté lundi la hausse des renouvelables dans son pays et évoqué "le coût de l'inaction", son ministre du Changement climatique et de l'Energie se rend cette semaine en Inde et en Arabie saoudite pour renforcer l'approvisionnement de l'Australie en hydrocarbures.

Ce sommet, tout comme les autres évènements sur le climat organisés en marge de l'Assemblée générale des Nations Unies, permettent traditionnellement "aux présidences des COP de préciser clairement leurs attentes", relève auprès de l'AFP Linda Kalcher, directrice du groupe de réflexion Strategic Perspectives.

Le sommet pourrait aussi être l'occasion de promesses d'aide au Népal, où les inondations dévastatrices du 26 août ont fait 1.446 morts et au moins 6.669 disparus.

Le soutien financier au Népal "n'est pas une question de charité, mais de responsabilité légale et morale" pour un pays aussi vulnérable au changement climatique, a récemment déclaré le ministre népalais des Affaires étrangères, Shisir Khanal.

E.Jarallah--al-Hayat