AL HAYAT - Bénéfice net record au premier trimestre pour BNP Paribas

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Bénéfice net record au premier trimestre pour BNP Paribas
Bénéfice net record au premier trimestre pour BNP Paribas / Photo: Lionel BONAVENTURE - AFP/Archives

Bénéfice net record au premier trimestre pour BNP Paribas

Le géant français BNP Paribas a dégagé au premier trimestre un bénéfice net record de 3,2 milliards d'euros, en hausse de 9%, tiré par la performance opérationnelle et par l'intégration du gestionnaire d'actifs Axa IM acquis en 2025.

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Le produit net bancaire (PNB) - équivalent du chiffre d'affaires dans le monde bancaire - a pour sa part progressé de 8,5% sur un an sur la période de janvier à mars, à plus de 14 milliards d'euros, selon le communiqué du groupe publié jeudi.

BNP Paribas "réalise un premier trimestre record, porté par la très bonne dynamique des pôles opérationnels et la mise en œuvre de nos plans stratégiques. Les initiatives déjà engagées pour préparer le plan 2027-2030 nous permettent de confirmer nos objectifs à l'horizon 2028", a déclaré le directeur général Jean-Laurent Bonnafé, cité dans le communiqué.

"Les résultats ont dépassé le consensus de 8%, grâce à un chiffre d'affaires supérieur de 2% et à des coûts et charges de crédit conformes aux attentes", ont indiqué les analystes de Jefferies dans une note jeudi.

Le titre du groupe a néanmoins souffert jeudi en Bourse, avec une baisse de 1,41% à 89,23 euros, dans un marché en hausse de 0,53%.

- Effets de change négatifs -

Les banques de détail et les métiers spécialisés, la gestion d'actifs et l'assurance affichent une hausse de leur PNB et de leurs résultats avant impôt.

En revanche, la banque de financement et d'investissement affiche un produit net bancaire stable au premier trimestre (-0,8% à 5,2 milliards d'euros), touché par les effets de change et une base de comparaison élevée, mais également par "l'attentisme des clients avec l'actualité géopolitique" qui a pesé sur l'activité, souligne le communiqué.

Les banques commerciales (France, Belgique, Italie...) rassemblées avec les métiers spécialisés comme le crédit à la consommation ou la banque en ligne, affichent un PNB en hausse de 4,9% sur un an à 6,8 milliards d'euros, tandis que les revenus des banques commerciales ont, à eux seuls, progressé de près de 8%. Cela reflète "le rebond annoncé dans un environnement de taux d'intérêts favorable", selon le communiqué.

Au sein des métiers spécialisés, les revenus d'Arval et Leasing Solutions reculent de 11,7%, touchés par une baisse du prix des véhicules d'occasion chez Arval, malgré de "bonnes performances commerciales".

- Iran et Soudan -

Les métiers de gestion d'actifs, d'assurance et d'épargne ont vu leur activité bondir de 32,8%, grâce à la croissance organique mais également à l'intégration du gestionnaire d'actifs Axa IM récemment acquis auprès de l'assureur français Axa, souligne la banque.

L'accélération de l'intégration d'Axa IM, dont l'achat a été finalisé l'été dernier pour 5,1 milliards d'euros, s'est traduite par des charges de restructuration, comme avait prévenu BNP Paribas lors de la publication des résultats annuels. Dans le même temps, le groupe a réalisé des économies de fonctionnement, explique-t-il, et les frais de gestion ont connu une hausse modérée de 5,5% à 8,7 milliards d'euros.

Pour prévenir l'impact de la guerre en Iran sur l'économie, la banque a augmenté de plus de 20% son "coût du risque", c'est-à-dire les sommes provisionnées pour faire face aux crédits impayés, à 922 millions d'euros.

Les investissements du groupe sont diversifiés, ne dépassant jamais 4% des sommes investies, souligne le groupe: l'exposition au crédit privé est ainsi "limitée et strictement encadrée" et ne représente que 3% des encours totaux.

En revanche, BNP Paribas a choisi de ne pas provisionner de sommes en vue de litiges qui pourraient lui coûter cher aux Etats-Unis, où la banque a perdu un procès important fin octobre, reconnu complice d'exactions au Soudan en ayant organisé des transactions commerciales dont les recettes ont financé l'armée et les milices du régime d'Omar el-Béchir.

Le groupe bancaire a déposé une requête en appel et "n'a pas l'intention de payer des sommes anormales pour des faits qui n'ont rien à voir avec l'activité de la banque", avait affirmé M. Bonnafé, interrogé sur le sujet lors des résultats annuels.

U.Bakr--al-Hayat