AL HAYAT - CIJ: Le Venezuela affirme que ses droits sur l'Essequibo sont "inaliénables"

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CIJ: Le Venezuela affirme que ses droits sur l'Essequibo sont "inaliénables"
CIJ: Le Venezuela affirme que ses droits sur l'Essequibo sont "inaliénables" / Photo: Nick Gammon - AFP/Archives

CIJ: Le Venezuela affirme que ses droits sur l'Essequibo sont "inaliénables"

Le Venezuela a affirmé mercredi face à la plus haute juridiction de l'ONU que ses droits sur le territoire riche en pétrole de l'Essequibo étaient "inaliénables", lors d'audiences visant à résoudre un différend frontalier centenaire avec le Guyana voisin.

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La Cour internationale de justice, qui siège à La Haye, accueille une semaine d'audiences sur le litige qui empoisonne les relations entre les deux pays d'Amérique du sud, Caracas ayant relancé ses prétentions sur le territoire de 160.000 km², soit les deux tiers de la superficie totale du Guyana.

"Les droits historiques du Venezuela sont inaliénables et le Venezuela est déterminé à les défendre pacifiquement", a déclaré Samuel Reinaldo Moncada Acosta, représentant le Venezuela devant la Cour.

Riche en pétrole, l'Essequibo est administré par Georgetown depuis plus d'un siècle.

Les audiences se penchent sur la validité de la sentence arbitrale du 3 octobre 1899 qui, à l'époque coloniale anglaise, avait établi la frontière entre les deux pays.

Le Guyana, qui défend cette frontière et demande à la CIJ de ratifier ce tracé, présentait lundi sa plaidoirie.

Le Venezuela soutient que la frontière devrait être tracée conformément à un document ultérieur datant de 1966, signé avant que le Guyana n'accède à l'indépendance.

Il défend le fleuve Essequibo, bien plus à l'est que la frontière actuelle, comme frontière naturelle, comme c'était le cas en 1777 à l'époque de la colonisation espagnole.

Lundi, le ministre des Affaires étrangères du Guyana, Hugh Hilton Todd, a déclaré aux juges que l'affaire revêtait "une importance existentielle" pour son pays.

"Les desseins de notre voisin plus fort et plus grand sur notre territoire ne menacent pas seulement notre paix et notre sécurité, ils entravent notre développement", a-t-il plaidé.

M. Acosta a rejeté mercredi cet argument. "La qualification par le Guyana d'une prétendue menace à son intégrité territoriale ou à son territoire souverain constitue une interprétation manifestement erronée et une présentation délibérément trompeuse tant des faits que du droit", a-t-il déclaré aux juges.

Le rendu d'une décision par la CIJ pourrait prendre des mois, voire des années, et bien que ses décisions soient contraignantes, la Cour n'a pas le pouvoir de veiller à leur application.

M. Acosta a réitéré la position du Venezuela selon laquelle la CIJ n'avait pas le pouvoir de statuer sur cette affaire.

B.Sumairi--al-Hayat