AL HAYAT - Guatemala: un successeur nommé pour remplacer la procureure générale sous sanctions

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Guatemala: un successeur nommé pour remplacer la procureure générale sous sanctions
Guatemala: un successeur nommé pour remplacer la procureure générale sous sanctions / Photo: JOHAN ORDONEZ - AFP/Archives

Guatemala: un successeur nommé pour remplacer la procureure générale sous sanctions

Le président du Guatemala a annoncé mardi avoir nommé un successeur à la procureure générale Maria Consuelo Porras, sanctionnée par les Etats-Unis et l'Union européenne pour corruption, et avec qui il est en conflit ouvert.

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Ce successeur, Gabriel Estuardo García Luna, 49 ans, doit prendre ses fonctions le 17 mai pour un mandat de quatre ans, à l'échéance du mandat de Mme Porras, a déclaré le chef de l'Etat Bernardo Arévalo dans un message à ses concitoyens.

Juge pénal, magistrat régional ou encore professeur d'université au cours de sa carrière, le futur procureur général "n'arrive pas pour servir un président, le gouvernement en place, ni des intérêts politiques particuliers ou fallacieux", mais pour "servir une justice indépendante, objective, au service" des Guatémaltèques, a souligné le président social-démocrate.

Le départ de Maria Consuelo Porras est considéré par des juristes internationaux comme un élément clé pour démanteler le réseau de corruption enraciné dans le système judiciaire guatémaltèque.

Le chef de l'Etat est en conflit avec la magistrate de 72 ans, qui a ouvert des enquêtes questionnant son élection d'août 2023.Il l'accuse de faire partie d'un réseau qui aurait mis la justice au service de "criminels" et de "corrompus".

Mme Porras, en poste depuis 2018 et réélue en 2022, a été sanctionnée par les Etats-Unis et l'Union européenne pour corruption, et accusée par des ONG de protéger des criminels, ce qu'elle dément.

Elle a tenté de briguer un troisième mandat mais sa candidature n'a pas été retenue par les autorités.

Dans le cadre de sa gestion du parquet, Mme Porras a engagé des poursuites contre des journalistes, des chefs communautaires, d'anciens procureurs et des juges antimafia, dont beaucoup ont été contraints à l'exil.

En février, plusieurs experts mandatés par l'ONU ont demandé l'ouverture d'une enquête contre elle pour son implication présumée dans des adoptions internationales illégales d'enfants autochtones dans les années 1980. Mme Porras a rejeté "des accusations mensongères et politiquement instrumentalisées".

W.Subaie--al-Hayat