AL HAYAT - Championnats de France: Célia Géry, le vent de fraîcheur

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Championnats de France: Célia Géry, le vent de fraîcheur
Championnats de France: Célia Géry, le vent de fraîcheur / Photo: Alex MARTIN - AFP

Championnats de France: Célia Géry, le vent de fraîcheur

Un vent de fraîcheur sous la canicule: l'Ardéchoise Célia Géry, 20 ans, a éclaboussé de son talent naissant le championnat de France de course en ligne dimanche à La Tour-du-Pin.

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Favorite de cette édition 2026 en l'absence de Pauline Ferrand-Prévot qui prépare la défense de son titre au Tour de France, la jeune coureuse de la formation FDJ United-Suez a assumé son statut avec le calme et l'aisance d'une leader d'expérience, bien aidée il est vrai par des équipières qui n'ont pas compté leurs coups de pédales pour la mettre sur orbite.

"Je n'était pourtant pas sûre de moi. J'avais tellement peur de gâcher le travail de tout le monde", a-t-elle dit.

Juliette Berthet a été le dernier étage de la fusée FDJ après qu'Evita Muzic et Léa Curinier aient aidé à contrôler une course disputée par 36 concurrentes seulement. Tenante du titre, Marie Le Net n'a eu elle aucun mal à se mettre au diapason du collectif FDJ afin que le maillot tricolore reste au sein de la formation basée près de Poitiers.

Les championnats, ces épreuves sans oreillettes où il faut lire la course sans l'aide du directeur sportif, Géry aime ça. Championne du monde espoirs en septembre dernier à Kigali, la native de Talencieux avait pris la deuxième place du championnat de France Espoirs l'an passé à... La Tour-du-Pin sur un parcours identique à celui de samedi.

"Pour être vraiment sûre, j'étais encore venue reconnaître le parcours il y a deux semaines lors d'une longue sortie", a expliqué la jeune championne, qui habite à une cinquantaine de kilomètres du circuit tracé en Isère ce week-end.

- Puncheuse plutôt que grimpeuse -

Sa deuxième place de l'an passé chez les Espoirs, derrière Marion Bunel (13e ce samedi), lui a d'ailleurs "bien servi".

"J'avais commis l'erreur de me brûler en partant trop tôt. Cette fois-ci, j'ai attendu le dernier (des six tours, NDLR) et la dernière bosse pour placer mon attaque. Je n'aurais pas tenu seule par cette chaleur (38°C) sur vingt kilomètres", a-t-elle déclaré.

Celle qui est aussi actuellement championne de France de cyclo-cross signe son quatrième succès de la saison sur route, après la Flèche brabançonne, le GP de Chambéry et la 7e étape du Giro.

Et c'est avec ce maillot tricolore qu'elle va sans doute découvrir cet été le Tour de France. "On attend la sélection mais ce serait une consécration", souffle-t-elle. Et si c'est le cas, elle se mettra au service de la Néerlandaise Demi Vollering, la principale rivale annoncée de Ferrand-Prévot sur la prochaine Grande Boucle, en août.

"Côtoyer Vollering sur le Tour, cela va être un apprentissage en accéléré", a dit dimanche Marion Rousse, la directrice de l'épreuve pour qui "le cyclisme féminin français a de beaux jours devant lui".

Géry n'est pourtant pas pressée de se muer en spécialiste des courses à étapes même si elle estime "pouvoir se débrouiller en montagne". "Mais pour le moment, mes préférences de puncheuse vont sur les efforts courts. J'aime bien aussi les sprints en petits comités. Je ne suis pas prête par contre à travailler les longues ascensions", indique à l'AFP cette pépite parfois comparée à Paul Seixas, le nouveau phénomène du cyclisme masculin.

Si elle n'évolue pas dans le même registre, Géry est une "coureuse pas comme les autres", assure son manager chez FDJ, Stephen Delcourt.

G.Hazmi--al-Hayat