AL HAYAT - La Bourse de Paris recule, la tech inquiète

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La Bourse de Paris recule, la tech inquiète
La Bourse de Paris recule, la tech inquiète / Photo: Ludovic MARIN - AFP/Archives

La Bourse de Paris recule, la tech inquiète

La Bourse de Paris recule mardi, face au retour des craintes concernant la rentabilité de l'intelligence artificielle et les gigantesques valorisations des valeurs de la tech et des semi-conducteurs.

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Le CAC 40 cédait 0,80%, vers 9H50 à 8.333,25 points, en recul de 66,34 points. La veille, l'indice vedette parisien avait perdu 0,25%.

"Les inquiétudes liées au secteur technologique ont pris le dessus sur l'optimisme des investisseurs face aux progrès dans les négociations entre l'Iran et les Etats-Unis", explique Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.

A Wall Street, la veille, les géants du secteur ont chuté à l'image de Meta (-2,32%), Microsoft (-3,20%), SpaceX (-16,40%).

Cela a notamment fait suite à l'annonce "de SpaceX d'emprunter jusqu'à 20 milliards de dollars", selon Ipek Ozkardeskaya, de Swissquote Bank, qui rappelle que sa "récente introduction en Bourse n'a pas suffi à apaiser les besoins de financement de l’entreprise",

Cette annonce a réveillé les craintes des investisseurs quant aux valorisations du secteur et à la rentabilité de ses investissements massifs pour développer l'intelligence artificielle.

Les inquiétudes suscitées par le départ de deux spécialistes de l'intelligence artificielle d'Alphabet pour rejoindre des concurrents ont d'autant plus plombé le titre, qui a chuté de 5,02%.

Dans ce contexte, les entreprises de semi-conducteurs, indispensables pour construire les centres de données où sont entraînés les modèles d'IA, dévissent partout. A Paris, STMicroelectronics cédait 5,53% à 65,55 euros et Soitec 7,11% à 120,25 euros.

Autre point d'attention des marchés: les discussions entre Téhéran et Washington pour aboutir à un accord final au Moyen-Orient.

Téhéran a répété mardi vouloir garder le contrôle sur le détroit d'Ormuz, tandis que s'est achevé le round de négociations avec les Américains débuté le week-end en Suisse pour tenter de mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

Ces discussions ont permis de poser des "bases très solides" pour "un accord final réussi", s'est félicité lundi le vice-président américain JD Vance, les Etats-Unis annonçant une suspension de deux mois des sanctions sur le pétrole iranien.

Dans ce contexte, le pétrole continuait de reculer.

Vers 9H50, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, reculait de 1,72% à 76,56 dollars. Son équivalent nord-américain, le WTI, perdait 1,67% à 72,63 dollars.

Côté obligataire, le taux d'intérêt à échéance dix ans de la dette française atteignait 3,69%, contre 3,70% la veille en clôture.

- Médicament approuvé pour Sanofi -

Le géant pharmaceutique français Sanofi a annoncé mardi que la Commission européenne avait formellement approuvé un de ses médicaments, le Cenrifki (tolébrutinib), pour le traitement de la sclérose en plaques, deux mois après un avis favorable de l'Agence européenne du médicament (EMA).

Son titre prenait 1,13% à 73,31 euros.

S.al-Qahtani--al-Hayat